la fin d’une Love(mark)Story

Fin du Partenariat Casino – Amnesty International France, ou quand une ONG se tient debout dans ses convictions…

à retrouver dans son contexte original ici.

Retrouvez des campagnes de communications d’Amnesty International ici.

LES LOVEMARKS ATTENDENT DES PREUVES D’AMOUR DE LEURS PARTENAIRES

Mi 2009, Amnesty International France mettait fin à son union avec le groupe Casino après 5 ans d’une relation jugée à uni sens par AIF. Se sentant si pas trompé, du moins las d’un partenaire aux vaines promesses, qui avait su trouvé les mots pour séduire l’ONG au début de leur rencontre, mais avec qui les lendemains déchantaient.


La belle AIF croyait à un futur commun, bâtissait déjà des projets d’avenir ensemble dans son esprit, confiante dans les accents de sincérité d’une cour aussi assidue x années durant. Malgré un contrat de mariage sous le régime d’un protocole d’accord, celui-ci n’ayant pas été honoré par Casino selon AIF, la lovemark décida de mettre un terme à cette lovestory de façade.
La presse qui avait été témoin des premiers émois de ces deux acteurs de milieux et de cultures que tout opposait, allait assister à la triste fin d’une histoire qui se voulait durable dont la responsabilité sociale incombait vraisemblablement au géant Casino.
Libérée de sa prison aux illusions amères et bien que séparés, AIF ne jurait pas de ne plus succomber aux yeux doux de son « épicier ».

La morale de leur histoire est:
Qu’aujourd’hui pour partager la vie d’une lovemark et se faire aimer par elle, une grosse caisse sans preuve d’engagement réel ne suffit plus.

Julie Lasne

-) « AI France met fin au partenariat avec le Groupe Casino21.07.2009

Communiqué de presse d’Amnesty International France
Paris, le 21 juillet 2009 – SF 09 M 77

Par un courrier en date du 16 avril 2009, Geneviève Garrigos, Présidente d’Amnesty International France (AIF) a fait part au Président du Groupe Casino, Jean-Charles Naouri, de la décision du Bureau exécutif de mettre fin au partenariat qui liait les deux organisations depuis 2003.
Cette décision résulte du constat qu’aucune action significative n’a été conduite en commun depuis plusieurs années malgré des propositions formulées par Amnesty International France.
AIF prend acte que la mise en œuvre du protocole d’accord signé en 2003 et revu en 2006 n’a pas été satisfaisante. Hormis quelques actions ponctuelles dans le domaine de la promotion des droits humains, AIF n’a identifié aucune avancée significative dans la mise en place de mesures visant à prévenir les violations des droits humains pouvant découler des activités du groupe. AIF demandait que l’engagement de Casino dépasse les déclarations de principe et se traduise par la mise en œuvre d’une stratégie globale visant à respecter les droits humains de l’ensemble de ses parties prenantes.
Au cours d’une rencontre entre les deux organisations le 20 mai dernier, Amnesty International France a confirmé sa décision, bien qu’elle n’exclue pas de nouvelles collaborations avec le Groupe en dehors de ce cadre partenarial.

Amnesty International France
Service presse – Aurélie Chatelard / Laure Delattre 01 53 38 65 77 – 65 41 / 06 76 94 37 05  »
-) « …Des bonnes pratiques…en théorie

Presque tous les distributeurs se sont aujourd’hui dotés de chartes éthiques ou de codes de conduite qui imposent des critères sociaux à leurs fournisseurs et sous traitants. Mais « ce sont presque toujours exclusivement les fournisseurs qui s’engagent à respecter les principes déontologiques, et non pas les donneurs d’ordre », indique le cabinet Syndex. Carrefour a ainsi indiqué au collectif qu’il serait prêt à faire évoluer le cahier des charges des acheteurs tandis qu’Auchan explique « qu’un effort est réalisé au niveau de la formation des personnes en charge des achats ». Dans l’enseigne, 200 personnes des bureaux locaux (Inde, Chine, Bangladesh et Thaïlande) et de France ont ainsi été sensibilisées, par des formations théoriques et sur le terrain.

Pour autant, certaines chartes sont très faibles comme celle de Leclerc qui ne fait pas mention du respect de la liberté syndicale, du salaire vital ou des heures de travail raisonnables… d’autres ont été obtenues de haute lutte : celle de Casino par exemple a été signée un mois avant qu’Amnesty International ne rompe officiellement son partenariat avec l’enseigne mi 2009, justement en partie parce que cette charte demandée expressément par l’ONG n’aboutissait pas. « Nous avons tout de même attendu 5 ans d’avoir des signes d’efficacité. Nous n’avons pas arrêté le partenariat en raison de violations de droits du travail, ce n’était pas l’objet du partenariat et nous n’avions pas les compétences, mais par rapport aux ressources consacrées. Nous n’avons pas eu les avancées attendues sur la mise en place des mesures visant à les prévenir », souligne Antonio Manganella, responsable de la commission entreprises de l’ONG. Il y a quelques années, une collaboration avait aussi été discutée entre Auchan et le collectif éthique sur l’étiquette mais n’avait pu aboutir. En fait, seul Carrefour a réussi à construire une collaboration dans la durée avec la Fidh avec laquelle elle travaille depuis 1997… » Source Novethic

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